jeudi 31 janvier 2013

Hausse rétroactive des tarifs du gaz naturel - GDF Suez



Suite à l'annulation le 30 janvier par le Conseil d'État de trois arrêtés plafonnant les hausses tarifaires du gaz (en 2011 et 2012), de nouvelles hausses rétroactives sont en vue.
L'impact sur la facture d'un ménage se chauffant au gaz serait de 23 euros, étalés sur 18 mois.

mardi 29 janvier 2013

Made in France


Le groupe de distribution Leclerc teste dans plusieurs de ses magasins les rayons «made in France» réclamés par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg, et se donne un an pour «optimiser» le concept, a indiqué son patron Michel-Edouard Leclerc lundi à l’AFP.


Il précise qu’en Bretagne, où est né le groupe, Leclerc a adhéré le premier à «Produit en Bretagne» et à «Nos régions ont du talent», permettant d’identifier par des logos des produits régionaux et ainsi de les mettre en valeur.
Mais outre cette valorisation des produits régionaux qui existe depuis plusieurs années «on teste ce que Montebourg pourrait appeler un "marketing patriotique" comme le font des magasins italiens à New York par exemple», explique le dirigeant.

«Tout cela va prendre du temps. Dans le non-alimentaire, il y a carence de produits 100% français, donc un problème de définition pour ne pas être en publicité mensongère. On se donne un an pour tester et optimiser».

Les tests se déroulent actuellement dans plusieurs enseignes du groupe, à l’instar d’un Leclerc à Lanester (Morbihan), cité lundi dans le quotidien Le Parisien/Aujourd’hui en France.

«Nos acheteurs essayent de "délimiter" un périmètre de produits suffisamment "made in France" (il y en a plein malgré tout), mais dont le regroupement ferait "sens"», explique le dirigeant.

Ces produits «on les vend déjà. La question posée est d’abord une question marketing: les magasins parisiens ou de Lyon, de Nice sont intéressés, mais en Alsace, en Bretagne, dans le sud-ouest, nos adhérents sont majoritairement pour une valorisation régionale», explique M. Leclerc. «Je laisse s’installer ce débat, je n’y vois que du positif de toute façon pour les produits français!»

Carrefour a choisi depuis 2012 de développer en priorité l’offre de produits locaux
Interrogé par l’AFP, Carrefour a expliqué avoir choisi depuis 2012 de développer en priorité l’offre de produits locaux, en renforçant l’étiquetage comme tel, tout en cherchant aussi à valoriser les produits issus des régions françaises. «En ce moment la priorité dans tous nos magasins c’est vraiment de développer l’offre de produits locaux. Et dans certains magasins, on développe aussi une logique de produits régionaux», a indiqué une porte-parole.

«On met par exemple en avant la photo du producteur, on identifie clairement le lieu de production. Dans un magasin breton, on va surtout mettre en avant les produits du cru ou de Bretagne, car le client y est plus sensible», a-t-elle dit.

Elle a souligné que «80% de nos produits alimentaires sont d’origine française, et même 85% de nos produits en marque Carrefour». «Et notre marque Reflets de France, qui parle pour elle-même et qui est plébiscitée par nos clients, valorise le terroir français».

Arnaud Montebourg avait appelé en octobre à une «mobilisation nationale», invitant les Français à faire preuve de patriotisme en achetant des produits fabriqués en France, selon lui la clé d’une 3e révolution industrielle. En novembre, il avait affirmé avoir «demandé aux enseignes de la grande distribution de mettre du tricolore dans leur linéaire pour que les consommateurs s’y retrouvent».

mardi 15 janvier 2013

Baisse du prix du gaz à Strasbourg Bas Rhin

Enerest-Gaz de Strasbourg annonce une baisse de ses tarifs


Enerest-Gaz de Strasbourg annonce, dans un communiqué, la baisse de ses tarifs réglementés de gaz naturel au 1 er janvier 2013 – alors qu’au niveau national, le prix du gaz devrait augmenter de 2,1 %. Le distributeur entend faire « bénéficier ses clients des évolutions favorables de ses conditions d’achat de gaz naturel ».

Cette révision devrait se traduire « par une baisse moyenne de 1,7 % de la facture de gaz », indique le distributeur en précisant que le prix de l’abonnement reste stable. « Cette baisse significative, souligne-t-il, amène le prix de vente du gaz d’Enerest-Gaz de Strasbourg à son plus bas niveau depuis juillet 2011 ».

lundi 20 août 2012

Les communes réduisent leur facture d'éclairage public


Obéissant  aux injonctions de la loi Grenelle, les communes accélèrent la mise en place de programmes de baisse de la consommation de l'éclairage public, qui représente environ 20 % de leur facture d'énergie.


Parmi les 38 dossiers retenus à la mi-août par le ministère de l'Ecologie dans le cadre du premier appel à projets européen sur les initiatives locales en matière d'économies d'énergie, celui de la Fédération nationale des collectivités concédantes et régies (FNCCR) donnera un bon coup de pouce aux communes. Un budget de 16 millions d'euros est mis à sa disposition pour réaliser des diagnostics énergétiques d'installations d'éclairage public.

Selon l'Ademe, l'éclairage public représente environ 20 % de la facture globale d'énergie d'une ville. Un poste de dépenses élevé sur lequel les élus ont pourtant des marges de manoeuvre. L'agence de l'environnement apporte depuis février des aides aux petites communes de moins de 2.000 habitants (soit 31.900 communes concernées dans l'Hexagone) pour diviser par deux leur consommation électrique dans ce domaine.

Des LED dans le tunnel de l'Alma

Les villes plus grosses font aussi la chasse au gaspillage électrique. Dans son dernier contrat, signé fin juillet en partenariat public-privé (PPP) avec ETDE (Bouygues Construction), d'un montant de 27,2 millions d'euros sur vingt ans, Valenciennes a demandé à l'opérateur de réduire de plus de 50 % la consommation d'énergie de la ville, dont 33 % sur l'éclairage public. A Paris ou à Lyon, sous l'impulsion de la loi Grenelle qui stipule la mise en place de plans climat-énergie territoriaux avant fin 2012 pour les agglomérations de plus de 50.000 habitants, la transition est déjà lancée. Paris a signé un contrat unique de performance énergétique en février 2011 avec le groupement Evesa (ETDE-Vinci Energies, Satelec, Aximum), mettant fin aux « 35 contrats différents qui existaient auparavant », explique Laurent Ménard, directeur de la voirie et des déplacements de la Ville. L'objectif : réduire de 30 % la consommation d'énergie dans la capitale d'ici à 2020 en agissant sur les 201.000 sources d'éclairage public et les 144.000 points de signalisation lumineuse tricolore. Dans ce contrat de 672 millions d'euros passé sur dix ans, le volet performance énergétique s'élève à 4 millions par an jusqu'en 2020. L'attribution de ce marché à Evesa avait à l'époque fait des vagues, puisque plusieurs contentieux - dont un toujours en cours à la cour administrative d'appel -ont opposé Citelum (filiale de Veolia et EDF), qui a perdu le contrat pour simple vice de forme, à la Ville de Paris. Une cinquantaine de chantiers énergétiques ont déjà été menés dans la capitale, dont le pont d'Arcole ou la place de la Concorde avant l'été. Suivront à la rentrée, le changement des 1.000 sources du boulevard périphérique et le remplacement par des diodes électroluminescentes (LED) des lampes du sous-terrain de l'Alma - une première dans un tunnel parisien. L'éclairage public coûte 13 millions d'euros par an à la Ville, soit 38 % de la facture globale d'électricité. Avec l'économie visée de 42 gigawatts d'ici à 2020, « nous économiserons plusieurs millions d'euros à partir de 2014 et plusieurs dizaines de millions en approchant 2020 », calcule Laurent Ménard.

Intensité variable

Baptisée Ville Lumière, Lyon espère, elle, la division par quatre de sa consommation d'électricité à l'horizon 2050, avec un objectif de 28 millions de kilowattheures en 2020, puis 9 millions en fin d'échéance. La municipalité annonce avoir déjà réduit de 16,6 % la consommation de ses éclairages urbains depuis 2000. La capitale rhodanienne a ainsi retrouvé l'an dernier un niveau de consommation un peu inférieur à celui de 1989, date de la mise en oeuvre de son premier plan lumière. Parmi les chantiers phares, la place Bellecour est équipée d'ampoules LED, dont l'intensité diminue de moitié pendant la nuit, et la passerelle Saint-Vincent, enjambant la Saône, teste des éclairages déclenchés à l'approche d'une présence, «  générant de 30 % à plus de 50 % d'économies d'énergie », précise Jacques Fournier, responsable du bureau d'études à la direction de l'éclairage de Lyon.

mercredi 18 juillet 2012

La liberté de ne pas changer de fournisseur d’énergie, ou l’échec de l’ouverture des marchés de l’énergie


Depuis l’ouverture à la concurrence des marchés de l’énergie le 1er juillet 2007, à peine 6 % des particuliers ont quitté EDF pour leur contrat d’approvisionnement d’électricité. Les chiffres sont à peine meilleurs pour le gaz, avec moins de 10 % de contrats modifiés.

Plusieurs raisons à cela, et tout d’abord le manque d’informations. Moins de la moitié des foyers interrogés ont connaissance de la possibilité de quitter les grands fournisseurs d’énergies nationaux. Ensuite le peu de différence concernant les tarifs proposés avec, selon les contrats, des économies de seulement 4 % à 9% sur la facture globale.

Sans moyens de production électrique, Poweo (qui a fusionné avec Direct Energie), Alterna ou Proxelia ne peuvent rivaliser avec EDF, qui leur revend toutefois une partie de sa production à un tarif réglementé (L’Arenh). La situation est différente pour le gaz, GDF SUEZ s’alimentant sur les marchés, à des prix et des contrats variables. La concurrence y est donc plus importante.

Néanmoins l’objectif principal de cette ouverture à la concurrence, à savoir faire baisser les prix de l’énergie, est un échec. Depuis 2007, les prix de l’énergie ont augmenté de près de 20 %...